Plusieurs catégories de contribuables sont directement concernées. Parmi elles, les titulaires de pensions de retraite de source étrangère et domiciliés fiscalement au Maroc. Pour ces retraités, la DGI applique des abattements significatifs : un abattement forfaitaire de 70 % si le montant brut annuel des pensions ne dépasse pas 168 000 dirhams, puis 40 % sur le surplus. Ces réductions visent à tenir compte du pouvoir d’achat des retraités qui rapatrient des revenus depuis l’étranger.
Ajoutons que ces mêmes retraités, ou leurs ayants cause, peuvent bénéficier d’une réduction de 80 % de l’impôt dû sur les sommes définitivement transférées en dirhams non convertibles. Une opportunité fiscale importante, à condition d’accompagner la déclaration de justificatifs bancaires et d’attestations de versement.
Salariés à revenus multiples : l’autre urgence déclarative
Exploitants agricoles et exonérations permanentes
Retenue à la source sur les jeux en ligne
Sur un registre différent, la DGI rappelle que les gains de jeux de hasard par internet de source étrangère sont assujettis à une retenue à la source de 30 %, à opérer par les établissements de crédit, organismes assimilés ou toute personne impliquée dans le paiement de ces gains. Le montant doit être versé à l’administration fiscale dans le mois suivant celui du paiement, selon le modèle électronique prévu.
Cette disposition reflète une volonté claire : encadrer les revenus numériques et limiter l’évasion fiscale dans un secteur en pleine expansion.
Revenus fonciers : seuils et obligations
Quant aux revenus fonciers, tous les contribuables percevant des revenus immobiliers doivent aussi déposer leur déclaration annuelle, même si le montant encaissé n’excède pas 40 000 dirhams par an.
Pour ceux soumis à une retenue non libératoire de 10 % ou 15 %, l’impôt prélevé doit être imputé sur le montant total de l’IR dû, avec versement du complément si nécessaire. En revanche, les contribuables ayant opté pour un taux libératoire de 20 % sur leurs revenus fonciers sont dispensés de cette déclaration.
Une échéance stratégique dans un Maroc en mutation
L’appel de la DGI s’inscrit dans un contexte de digitalisation accrue des démarches fiscales. L’outil SIMPL‑IR est aujourd’hui central, simplifiant le dépôt des déclarations mais demandant une vigilance accrue.
Pour les contribuables marocains, cette échéance du 2 mars 2026 est bien plus qu’une simple formalité. C’est un test de conformité, de compréhension des règles fiscales, et d’organisation personnelle.
Conseil pratique : anticipez vos démarches, rassemblez justificatifs de pensions, attestations bancaires, relevés fonciers et documents relatifs aux gains en ligne. Un retard ou une omission pourrait se traduire par des pénalités financières significatives.